Ce sont ces fameuses dilutions homéopathiques qui font l'objet de tant de controverses depuis deux siècles. Ce sont elles qui confèrent aux remèdes leurs vertus homéopathiques. Depuis deux siècles plusieurs méthodes de dilutions différentes ont vu le jour. Je vais vous les présenter de la manière la plus exhaustive possible.
Tout d'abord nous avons les dilutions dites hahnemanniennes du nom de leur fondateur le Dr Samuel Hahnemann. C'est grâce à sa découverte sur les effets toxiques du quinquina en dose pondéral qu'il pu appliquer la loi de similitude édictée par Hippocrate. Il eu l'idée géniale par la suite de le diluer afin d'obtenir une substance à la toxicité atténuée. Suite à ces longues tournées de consultations à cheval, Hahnemann constata que les remèdes distribués en fin de journée obtenaient des guérisons plus probantes que ceux administrés le matin. Il fit le lien avec les multiples succussions subies par les remèdes durant ses trajets. La dynamisation était née !
Prenons par exemple une 5CH (5ème centésimale hahnemannienne), dynamisation couramment rencontrée en pharmacie. Que signifie-t-elle au juste ? Avant de "monter" une dilution il est indispensable d'avoir la souche du remède. De cette souche vont être extraits les principes actifs, ce sont précisément eux qui nous intéressent. Dans le cas d'une plante comme Arnica montana nous allons faire macérer cette dernière dans une solution d'alcool pur afin d'obtenir ce qu'on appelle une teinture mère. Mère, car c'est à partir d'elle que l'on va pouvoir monter toutes les dilutions possibles.
- DH : décimale hahnemannienne
- CH : centésimale hahnemannienne
- K : korsakovienne
- Kent : kentienne
- LM : quinquagantésimale hahnemanienne
Ensuite nous allons extraire une goutte de cette solution et la diluer dans 99 gouttes d'eau. Suite à cela entre en jeu la phase de succussion qui va conférer au remède une charge électromagnétique issue du frottement relatif des molécules d'eau entre elles. 100 chocs sont donc administrés à cette première dilution. Nous obtenons ainsi une 1CH (1ère centésimale hahnemannienne). Prélevons maintenant une goutte de cette solution de 1CH et diluons-la à nouveau dans 99 gouttes d'eau et dynamisons-la à nouveau avec 100 chocs. Nous obtenons ainsi une 2CH. Nous procéderons de la sorte jusqu'à la 5CH. Les centésimales hahnemanniennes habituellement utilisées sont les suivantes : 4CH - 5CH - 7CH - 9CH - 12CH - 15CH - 18CH - 24CH et 30CH. Vous constaterez des sauts de dynamisation entre ces différentes dilutions. Il a été observé en clinique, que les dilutions telles que la 6CH - 8CH - 10CH - 11CH - 13CH etc... n'apportaient rien de significatif à la thérapeutique. Un rapprochement avec les sauts quantiques liés à l'énergie des couches électroniques atomique semblerait être une explication probable.
Voyons maintenant un autre type de dilution très utilisé, celui de Korsakoff, homéopathe russe qui vécut au tournant des 18 et 19ème siècles. Il eu l'idée de monter des dilutions dans le même esprit qu'Hahnemann mais en gardant la même éprouvette durant tout le processus de dilution et de dynamisation. Une fois une dilution obtenue et après l'avoir dynamisée 100 fois, il se contentait d'en vider le contenu partant de l'hypothèse que le liquide résiduel égalait cette goutte que l'on trouve dans les dilutions hahnemanniennes. Avec cette méthode l'éprouvette garde la trace énergétique de l'ensemble du processus et confère ainsi aux remèdes une puissance telle qu'ils sont très indiqués en cas de manifestations aigues et violentes. Les dilutions korsakoviennes habituellement utilisées sont les suivantes : 30K - 200K - 1000K - 10'000K et plus rarement les 50'000K et 100'000K.
Suite à la dilution et à la dynamisation, vient la phase dite d'imprégnation des globules (billes blanches constituées de deux sucres : saccharose et lactose). Cette dernière phase clos le processus en conférant à ce substrat toutes les vertus thérapeutiques homéopathiques.
Non seulement l'homéopathie guérit sans effet secondaire d'intoxication médicamenteuse, mais elle est incroyablement écologique, car à partir de la quantité d'une seule teinture mère, il serait possible de préparer autant de remèdes qu'il y a d'habitant sur cette terre...
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